Pose de nouveaux panneaux autoroutiers pour la Vallée de Joux

Quatre panneaux annonçant la Vallée de Joux viennent d’être posés sur l’A1. Deux d’entre eux invitent à emprunter la sortie n° 20 de Cossonay et les deux autres celles d’Aubonne (n° 14) et de Gland (n° 12) pour permettre aux visiteurs de rejoindre le lac de Joux.

Les automobilistes qui empruntent l’axe autoroutier Yverdon-les-Bains – Lausanne, ainsi que Lausanne – Genève dans les deux sens, voient désormais de nouveaux panneaux indiquant la sortie à prendre pour rejoindre la Vallée de Joux. Ces panneaux déclinent l’identité de la région avec une gamme de couleurs brunes selon les directives fédérales sur les panneaux touristiques. La Dent de Vaulion, emblème cher à la région, ainsi que le lac de Joux et l’horlogerie dans son milieu naturel sont les thèmes représentés. Seul l’intitulé Vallée de Joux a été retenu pour correspondre à la marque de la destination et respecter les consignes de lecture rapide, soit 2 à 3 secondes en mode dynamique, et de sécurité (éviter les distractions par la surcharge d’information).

L’image stylisée a été définie entre Vallée de Joux Tourisme et l’Association pour le Développement des Activités Economiques de la Vallée de Joux (ADAEV) avec le précieux concours de l’Office du Tourisme du canton de Vaud (OTV). Ce projet, à l’échelle cantonale, a été mené en collaboration avec le Service de la promotion économique et du commerce (SPECo), la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) et l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL).

Tous les panneaux posés dans le Canton sont uniformes grâce à l’unité visuelle (dimensions, structure, typographie, gamme de couleurs, etc.) et ont été financés par le SPECo. Ces grands panneaux bruns ont pour objectif de capter l’attention des touristes en transit et des excursionnistes de passage. Le défi de cette nouvelle signalétique réside dans la lisibilité, et donc dans la simplification au maximum des messages, sachant qu’à 120 km/h un automobiliste ou ses passagers ont moins de cinq secondes pour lire et comprendre le contenu d’un panneau. Pour pouvoir être mémorisé, le visuel doit faire écho aux images marketing des destinations, habituellement visibles sur d’autres supports promotionnels. Afin de minimiser le temps et la complexité de lecture du panneau, le concept graphique cantonal a été testé en laboratoire auprès de l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (INRETS), un tel organisme n’existant pas encore en Suisse. Deux pôles pilotes (Lavaux UNESCO et Montreux Riviera) ont ensuite servi pour la validation définitive du concept par l’OFROU. Amorcé en 2007, le projet des panneaux n’a vu le jour que 10 ans plus tard «ce sont des projets longs et fastidieux car plusieurs acteurs, plusieurs enjeux et plusieurs facteurs entrent en ligne de cause», indique Florence Wargnier, Cheffe de service de l’Office du Tourisme du canton de Vaud, «en 2008, les autoroutes passent du Canton au joug de la Fédération et le renouvellement des directives a pris beaucoup de temps. Mais l’échéance de mise en conformité des panneaux autoroutiers tombait en août 2017, d’où la pose le 5 septembre des panneaux».

OTVJ / Carmen Mora

Cédric Paillard, directeur de l’OTVJ à l'interview.

Cédric Paillard, directeur de l’OTVJ accompagné de Florence Wargnier, Cheffe de service de l’Office du Tourisme du canton de Vaud.

Le commentaires sont fermés.