Gérald Dubois édite deux guides de balades historiques du Lieu

Il sera désormais possible de découvrir Le Lieu d’hier et d’aujourd’hui en se promenant dans ses rues, ses hameaux et ses pâturages, guide en poche. Deux parcours, de 7 ou 16 kilomètres sont proposés, selon sa forme physique et de ses envies. Les textes des guides, à la fois didactiques et historiques, accompagnent le promeneur dans la découverte des sites qui les jalonnent, pour former pas à pas un bouquet de connaissances et de souvenirs au sujet de la Commune-mère de la Vallée de Joux.

Les deux guides de Gérald Dubois sont sortis de presse cette semaine. Intitulé pour le premier: «Le Lieu: les 2 balades – historiques, didactiques et synoptiques» et pour le second «Qu’en est-il du Lieu Poncet aujourd’hui?», ils proposent pour le premier un travail historique adapté à un guide touristique, à lire en promenade, à proximité des 17 sites répertoriés, et pour le second, une photographie actuelle de la vie dans cette Commune.

«Au Lieu, partout où l’on passe, il y a de l’Histoire», relève Gérald Dubois, ancien patron de l’entreprise familiale Dubois & Dépraz établie dans la Commune, devenu à titre personnel bourgeois d’honneur du Lieu lors de son 600e anniversaire, en 1996. Et c’est vrai. Au Lieu, en quelques enjambées, on passe du Vieux Moutier, site de construction de la première de ses trois églises, à l’Ermitage présumé de Dom Poncet, figure mythique du village auquel il donne son nom, puis au Charoux, voisinage situé à 1101 mètres, au pied du Plat des Esserts et lieu de fabrication de la toute première horloge mécanique de La Vallée, en 1675.

Les deux balades

Pour faire redécouvrir les lieux où se sont déroulés les faits majeurs de l’histoire locale, Gérald Dubois a répertorié 17 sites d’intérêt, disséminés sur deux parcours. Il y a tout d’abord, sur 7 km, «La Balade Dom Poncet», qui débute à l’ancien four du Lieu -à 50 mètres de l’actuelle «Villageoise»- et relie les sites du village et sa proximité, en se permettant tout de même un crochet par la Pointe de Bégroy -plus communément appelée la «Pointe de sable». Pour «La Grande Balade des Forains», longue de 16 km et qui a pour but de faire découvrir les hameaux que l’on trouve en périphérie du village, Gérald Dubois a repris le tracé de Jean-Bernard Chappuis, l’ingénieur forestier en activité en 1965, alors que Gérald Dubois présidait le conseil communal du Lieu et en organisait les courses.

La mémoire de Gérald Dubois

«Il m’a fallu 4 ans pour réaliser ces guides», résume Gérald Dubois. Une manière concrète «d’accomplir quelque chose pour mon village, ainsi que de lutter contre l’érosion de ma mémoire». Et bien que passionné d’Histoire, ce sont le présent et l’avenir de sa Commune qui occupent son esprit et ses discussions: «l’important est devant!». Le second guide de l’ancien patron d’industrie en est le témoin. Et ce ne sont pas les 880 Ecovafieux qui diront le contraire.

Rébecca Reymond

L’impression des 2 guides a eu lieu la semaine dernière à l’imprimerie Baudat. Heureux, Gérald Dubois, 89 ans, a attentivement suivi chaque étape de sa fabrication papier en compagnie de son fils Jean-Philippe Dubois, représentant l’entreprise Dubois & Dépraz qui a financé son édition et Patrick Cotting, syndic de la Commune du Lieu.

Où se procurer ces guides?

Les guides sont disponibles dès à présent, gratuitement, au guichet de l’Administration communale du Lieu, ainsi qu’à l’Office du Tourisme de La Vallée. Dès fin octobre, de nouveaux panneaux d’affichage extérieur prendront place au centre du village du Lieu, et les guides de balades historiques communaux y seront accessibles en tous temps.

Extrait: Le hameau de La Frasse

La «Grande Balade des Forains» passe par le hameau de la Frasse. Voici un extrait du guide à propos des personnalités qui ont vécu à cet endroit: «La Frasse compta jusqu’à 51 personnes en 1792 (…). Au milieu du 20e siècle, la population chuta presque totalement, les plus élémentaires commodités, eau et électricité, manquant notamment. (…) Juste Pithon, instituteur au Lieu, poète et écrivain, sut saisir l’ambiance de La Frasse: «Il y avait combien d’autres choses intéressantes pour un petit villageois comme moi: les vaches de ma grand’mère, le cheval blanc, les poules, les foins. Il y avait aussi un petit restaurant, le Café Français où les chasseurs venaient manger les croûtes aux champignons ou l’omelette aux herbes du jardin, le jeu de quilles où je me faisais des sous en relevant les quilles tombées. Juste Pithon de terminer: grand-père avait passé 7 années soit à la guerre soit au régiment. Le bersaglier décoré Jean-Marie Chappuis avait pris part au terrible siège de Sébastopol, puis à la bataille de Solferino où, dans le même moment, il avait été blessé d’un coup d’épée qui lui avait laissé la cicatrice qui m’intriguait, puis traversé de part en part par une balle autrichienne. Il avait été l’un des premiers blessés recueillis sur le champ de bataille par des volontaires d’Henri Dunant!!!».

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