Une fleur solaire a poussé au Brassus

Une fleur solaire de 4.8 mètres de diamètre a été installé mardi dans le rond point de la gare, au Brassus. Capable de s’orienter en suivant le soleil, elle produira une énergie de 4500 kw/h par an, qui sera déversée dans le réseau électrique combier.

Le rond point de la gare a été embelli mardi d’une fleur solaire. Fruit d’une collaboration entre Audemars Piguet, qui la finance, et la Commune du Chenit, en charge de l’aménagement technique du rond point, la manufacture horlogère marque ainsi « sa volonté de s’inscrire entre tradition et innovation, en proposant ce bel objet comme un service à la population du Brassus, lui souhaitant de vivre dans l’environnement de plus agréable possible », relevait Daniel Saugy, de la Fondation d’AP. Elle rejoint une première fleur solaire déjà en fonction à quelques pas de là, installée par AP dans son « Jardin du temps ».

L’installation produira l’équivalent de la consommation d’un foyer de 4 personnes. La Commune l’a fait entourer d’un mur de pâturage, en faisant appel à l’entreprise de construction de murs en pierres sèches Dubugnon, de Bière.

Des pétales photovoltaïques

La Smartflower installée au Brassus est un petit bijou de technologie, capable par exemple de s’orienter en fonction du soleil, de prendre en compte les données d’un anémomètre situé à proximité pour se refermer spontanément lorsque le vent excède 60 km/h, ou intégrant une brosse qui lui permet de s’auto-nettoyer. Produite en Autriche, la fleur est distribuée en Suisse romande par l’entreprise Solexis, basée à Yverdon, qui dit en avoir vendu une quinzaine dans le canton cette année, dont plusieurs à des particuliers. Mardi matin, en l’espace de quelques minutes et sous loeil attentifs d’employés des entreprises de maçonnerie Carlin et du bureau d’étude technique Thorens, la Smartflower s’est enracinée à son emplacement final. Encore quelques réglages et elle déploiera ses pétales. Un petit détour par le Brassus s’impose.

Rébecca Reymond

Mardi matin, les ouvriers de l’entreprise Carlin ont préparé les forages servant à ancrer la fleur solaire dans son socle de béton. L’installation, pesant une petite tonne, a été sortie de son coffre en bois pour être déposée aux emplacements prévus, préalablement comblés de mortier synthétique.

(de g à dr.:) Daniel Saugy (Fondation Audemars Piguet), Olivier Baudat (Municipalité du Chenit) et Alexandre Zenger (Solexis) supervisent la mise en place de la fleur solaire.

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