Réactions positives à l’appel aux renforts de la Société de développement du Lieu

La société de développement du Lieu (SDLL) s’est réunie en assemblée générale extraordinaire, mercredi 1er novembre dernier, avec à l’ordre du jour, un avis de dissolution de la société. Explication de son président, Julien Drezet.

«Non, la société de développement du Lieu n’a pas été dissoute mercredi dernier», explique d’entrée de jeu le président de la SDLL, Julien Drezet. «Cet avis dans la FAVJ avait pour but de faire réagir les gens, de provoquer un électrochoc, puisqu’avec seulement trois membres au comité de la société, il nous était impossible de continuer notre activité», relève-t-il, précisant que l’initiative a eu lieu après discussions avec les instances communales et avec leur feu vert.

La réaction attendue à ce coup de poker a effectivement eu lieu. Premièrement, une trentaine de personnes se sont rendues à l’assemblée générale extraordinaire de mercredi 1er novembre dernier, en regard de la dizaine qui la fréquente habituellement. Plusieurs personnes y ont exprimé leur fort attachement à leur village et à la société en charge de son fleurissement et de son animation. Ensuite, deux personnes y ont annoncé leur intérêt à rejoindre le comité, et d’autres ont transmis leur coordonnées, se rendant disponibles à rejoindre le rang clairsemé des bénévoles qui participent à faire vivre le village, en organisant par exemple, un marché de Noël, une broche et la fête nationale.

«Les gens ont pris conscience que l’avenir du village dépendait d’eux, maintenant, il faut que les bonnes intentions de sortie de séance se concrétisent réellement en engagement», concluait Julien Drezet, très satisfait de l’opération.

Rébecca Reymond

La société de développement du Lieu, en difficile position depuis la démission de plusieurs membres de son comité, avait déjà fait un appel aux renforts en juillet dernier, lors de la fête nationale du village.

Destins divers des sociétés de développement combières

Si au Lieu, la pérennité de la SDLL ne tient qu’à un fil, la situation tout autour de La Vallée est assez hétéroclite. Au Séchey, le Petit Nouvel-An rassemble bien au-delà des 70 âmes que compte le hameau, alors qu’aux Charbonnières, le nouveau jeune président, Michel Robra, compte bien insuffler une nouvelle énergie au village. Au Pont, «c’est plutôt le creux de la vague», résume Hugues Vuilleumier. «La concurrence, la mobilité, le manque d’intérêt des gens à s’investir sur place sont autant de critères qui érodent nos rangs», énumère-t-il, donnant comme exemple emblématique l’absence de nouveaux habitants -sur 35 personnes concernées- ayant répondu à son invitation à venir partager la raclette avec les membres du village cette année.

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