Un cabaret qui tombe «Pile-Poêle»!

Depuis vendredi dernier, les 10 compères du cabaret de la Tranchée foulent les planches avec leur nouveau spectacle, excellent remède à la grisaille automnale. Extraits.

A «la Cabane», le cabaret de la Tranchée entamait vendredi dernier son marathon d’un mois et 14 représentations du spectacle «Pile-Poêle», joué à guichet fermés. Deux heures de sketchs et chansons collectés patiemment dans tout le répertoire francophone, puis rassemblés en un patchwork hilarant par les membres de la plus combière des troupes de théâtre.

Dans un décor à deux visages, mi-forêt/mi-cuisine, la troupe, saluant le retour sur les planches de Nadia Pittet, est pour le reste composée à l’identique de l’an dernier, avec, pour son volet féminin, Laurence Kneuss, Mireille Rochat, Martine Bassetti et Marina Lecoultre, et du côté masculin, Christophe Bifrare, Bertrand Mouquin, Immanuel Robra et Umberto Pelaratti, ainsi que le pianiste François Bettens.

La voix prend son envol

La mouture de cette fin d’automne s’illustre par des performances vocales de haut vol, comme la leçon de diction très technique du «dindon digne» de Raymond Devos, ou «Voilà la Voix», exercice polyphonique reprenant rien moins que la Marche Turque de Mozart! Quelques One man shows bien maitrisés mettent aussi en valeur des talents solo à souligner: Umberto Pelaratti fait un camelot plus vrai que nature, relevant comme personne les atouts de «la Girolette», avec un bel accent du Sud, alors que Bertrand Mouquin convainc avec ses hésitations, dans «Le fin diseur», à revoir en vidéo avec Arilyn. Les filles ne sont pas en reste. Leur gourmandise, leur logorrhée, leur obsession d’entrer dans une robe de taille 36, ou leur «blondeur» font l’objet de plusieurs très beaux moments d’auto-dérision de ce cabaret, avec une mention spéciale pour Martine Bassetti, qui se fait «couper le son» ou mettre sur «pause» par télécommande interposée, à l’image du film «Clic» d’Adam Sandler.

Mis à part quelques touches culinaires saupoudrées au fil du spectacle et d’ailleurs pas toujours très light -vomi de tartiflette, confection de frites par une blonde de 1re catégorie, ou recette de la raisinée à l’attention d’une voisine immigrée- le titre du cabaret prend tout son sens pile avant la fin du show, lorsque deux poêles bien placées permettent de ne pas finir complètement… à poil!

Rébecca Reymond

Politiquement très incorrect, mais délicieux: «Un handicapé est allé voir Intouchables!»

La Raisinée

Un «Fin diseur» qui peine à terminer son discours! Extrait du sketch de Pierre Repp interprété par Bertrand Mouquin.

Les neufs artistes du cabaret s’offrent un dernier tout de piste endiablé avec Joe Dassin: «On n’peut pas tout à la fois siffler l’apéro et l’opéra,...».

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