Economie locale: une vision à long terme

«Capitaines» de l’économie locale, ils envisagent l’avenir de notre région à moyen terme; s’ils sont conscients d’un creux de vague à traverser, ils restent positifs par rapport à l’avenir. Voici quelques extraits choisis. Les interviews complètes à découvrir dès jeudi prochain dans la Feuille d’Avis et sur ValTV.

«Audemars Piguet ne se séparera pas d’un seul collaborateur à cause du Covid, c’est un engagement que nous avons pris. Vous me demandez si le secteur du luxe et de la haute horlogerie va disparaître parce que les gens se défont du superflu. Je vous réponds que tant que l’industrie horlogère arrive à délivrer du savoir-faire du talent, de l’innovation et de l’émotion, on va continuer à vendre de belle montres.» François-Henry Bennahmias, directeur général d’Audemars Piguet

«Nous redécouvrons nos privilèges de Combiers, avec cette nature si proche et accessible, des gens disent même qu’ils sont à nouveau attentifs aux chants des oiseaux. Economiquement, il faut trouver d’autres voies, nos entreprises ont des moyens, elles peuvent se permettre d’innover et de chercher, notamment avec les systèmes des communications qui permettent de travailler et même de faire des apéros à distance. Je vois le tourisme comme un secteur à développer fortement.» George-Henri Meylan, président de la fondation Paul-Edouard Piguet

«Oui, on dépend aussi touristiquement de l’horlogerie, elle est impactée et le tourisme s’en ressent. La bonne nouvelle, c’est que la clientèle touristique à la Vallée est majoritairement (à 75%) suisse et fidèle, et on espère que la population suisse va jouer le jeu cet été. Autre atout, notre région est le paradis des randos, sport suisse par excellence et qui se prête à la distanciation sociale. Nous avons fait de grands efforts l’an dernier pour répondre à cette demande qui va aller croissant. Nous sommes parés» Cédric Paillard, directeur de Vallée de Joux tourisme