COMPAGNIE DU CLÉDAR – Dans les coulisses des répétitions de Lysistrata

Poussées par la curiosité, une cinquantaine de personnes ont participé à la répétition publique de la Compagnie de théâtre «Le Clédar», samedi matin dernier. Une immersion entre trac, joies de la création et derniers ajustements.

Dans le salon du Grand Hôtel du Pont, une dizaine de comédiens de la Compagnie du Clédar bourdonnent sous la direction de Chantal Bianchi, responsable vocale. Après cette mise en voix quelque peu surprenante, ils fouleront, pour la première fois devant du public, les planches de la scène bifrontale qui y a été installée en vue des représentations de Lysistrata, comédie d’Aristophane élue pour marquer les 30 ans de la troupe.

Ils ont le trac, c’est le but de l’exercice. Thierry Crozat, le metteur en scène, a organisé cette répétition publique à 2 semaines à peine de la première, dans le but d’aider ses artistes amateurs à le gérer. Du public, il y en a juste ce qu’il faut. Une cinquantaine de personnes, amis, fans de théâtre ou simples curieux qui se sont répartis parmi les 200 sièges que compte la salle de spectacle éphémère. Le temps est suspendu, chacun découvre en trois dimensions et aux premières loges le travail de fourmis que la troupe a effectué depuis des mois. Des secondes peaux difformes servant de base aux costumes de vieillards athéniens, un chant de groupe à l’harmonisation ambitieuse qu’il faut encore maîtriser, la touche finale de la chorégraphie caricaturale des gardes de la ville. Et le souci du détail, omniprésent. «On reprend», dit encore Thierry Crozat. Pour la pièce du 30e, tout doit-il être parfait?

Pour l’heure, la scie circulaire a repris son concert sonore, la scène poursuit sa métamorphose sous une seconde couche de peinture, et les post-it se multiplient sur l’écran de l’ordi portable de l’assistante du metteur en scène. J-6. Courage, ça y est presque!

Rébecca Reymond

Lysistrata, belle Athénienne ici entourée des femmes de la cité, déclenche une grève du sexe jusqu’à ce que les hommes reviennent à la raison et cessent le combat, dans la guerre qui les oppose aux Spartiates.

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